BiographieQuand les femmes et les hommes s’éveilleront plus encore… tous les seins guériront

« Ensemble il est possible d’enrayer l’épidémie du cancer du sein »

Doucement, à partir du choix d’une alimentation bio, d’achats écologiques, de médecine douce… les femmes et les mères ont ouvert la voie d’un nouveau monde et les pères commencent à les soutenir. Des pas de plus restent pourtant grandement nécessaires pour faire bouger le système, protéger la santé et l’avenir de notre descendance. Au vue de l’épidémie de cancer des seins, il est temps que les femmes deviennent un levier pour le monde et que la gente masculine les seconde.

En ce qui concerne les soins de santé, des enfants et de la maison, rien à changer depuis le féminisme, ils incombent toujours aux femmes. Certaines d’entre elles, consciemment ou inconsciemment commencent à utiliser cette charge de travail pour changer le cours des choses.

De nombreux hommes constatent qu’au départ, lorsque leurs épouses ont commencé à opter pour l’alimentation bio, c’était pour prendre soin de la santé de leur enfant et éviter toute substance cancérigène. Aujourd'hui, ils réalisent que ce désir d’acheter intelligent est également devenu éducationnel. A travers ces achats, les femmes posent un acte politique Elles optent pour des nouvelles valeurs de vie, elles cherchent à ouvrir chacun à une nouvelle vision du monde, à une nouvelle façon d’être au sein du monde.

Une éducation patriarcale

Les problèmes de la société semblent nombreux, variés, complexes et sans rapport entre eux. Pourtant ils sont tous issus de la même source.

Pour faire face aux difficultés que présente le monde, il nous suffit donc de trouver le trait commun à ces problèmes et d’agir pour y faire face. Ils se démantèleront alors tel un château de cartes.

D’après vous, quel est le trait commun entre la culture OGM, l’épuisement des ressources naturelles, l’abattage féroce de millions d’animaux, le nombre croissant de burn out et l’épidémie de cancer du sein ?

Depuis des siècles, hommes et femmes ont été burinés par une éducation familiale et scolaire empreintes de valeurs patriarcales telles que la rentabilité, le contrôle, la conquête … Il s’agit de concrétiser à tout prix, à toute vitesse et toujours plus. Concurrence, compétitivité, que le meilleur gagne, que le plus faible crève. Ces valeurs sont l’apanage du principe masculin et sont assimilées par chacun dès la naissance et depuis des siècles. Seul l’intellect est à l’honneur.

Le principe féminin a été si laminé qu’on en arrive même à se demander s’il a un jour existé. En se coupant de leurs ressentis, de leur sensibilité et de leurs intuitions, les hommes comme les femmes, se sont laissés entraîner dans un suicide collectif. Cette négation croissante d’une partie d’eux-mêmes menace à présent l’avenir de leur descendance.

La vie est issue de deux polarités, du Yin et du Yang, du principe féminin et masculin. Ce sont ces deux principes qui sont conjointement créateurs du monde. Les utiliser de façon séparée les rend non seulement improductifs mais provoquent même à long terme, la mort.

La guérison du collectif passe par chacun

Nos problèmes collectifs signent un excès de masculin, un piétinement du principe féminin et ce autant par les hommes que par les femmes. Les effets du principe masculin excessif retentissent sur chacun des secteurs de notre vie.

Les mystères de la matière n’ont pas été étudiés pour être consacrés mais pour être mis aux services de l’avidité de l’humain à travers de multiples technologies, les sciences ont balayé autant les savoirs de soins ancestraux que les principes de précaution et de prévention. Tant de créations utilisées en masse sont nées : OGM, pesticides, antibiotiques, vaccins, pilules contraceptives…

Le masculin économie a pris le contrôle et teinte chacun de nos comportements.

Nous sommes pris dans l’engrenage car nous avons appris à vénérer le principe masculin, jusqu’à le croire supérieur.

Hommes et femmes sont de plus en plus nombreux à se rendre compte que bon nombre d’avancées technologiques et scientifiques sont devenues porteuses de mort. Un goût de mort qu’ils retrouvent autant dans les jouets, les vêtements, que dans l’alimentation ou les médicaments. Un goût de mort qui jaillit aussi dans nos comportements relationnels par des prises de pouvoirs sur les autres, des conflits épuisants, écrasants, récurrents … ou par une préférence de contact à travers les écrans, même les amis deviennent virtuels.

L’être humain se durcit, se coupe de la passivité inspiratrice, de ses émotions, de sa sensibilité, de son intuition… Son être se meurt.

L’instinct maternel a perçu cet état de fait et se réveille. Bon nombre de femmes ont compris que l’harmonie de leur nid était compromise, que l’avenir de leurs petits était en grand danger, qu’elles-mêmes étaient en danger.

Ouvrir les yeux, réaliser que subrepticement le loup est entré dans la bergerie est anxiogène. Plus encore quand on s’en sent l’otage et qu’on ne sait pas comment y échapper, comment vivre autrement ou pire encore, qu’on se regarde couler sans avoir la force ou un réel désir de changer.

Épidémie de tumeurs mammaires

Tumeur mammaire, « tu meures ma mère », est-ce cela que crient des millions de seins ? Et par qui sont-ils écoutés lorsqu’ils sont décapités, jetés, incinérés ? Des campagnes se mettent en place, des associations se créent … Mais qui se sent concerné ? Malgré des chiffres exponentiels et des statistiques d’avenir alarmants, les femmes et les hommes ne bougent pas vraiment. Ils se comportent comme des spectateurs ou comme des fans d’Harry Potter qui n’osent pas prononcer le nom du magicien maléfique Voldemort, sous peine de risquer de déclencher la somatisation de la malédiction mortelle qui plane au-dessus de leurs têtes. D’autres encore mettent le cancer du sein sur la faute à « pas de chance ».

Malheureusement, « la faute à pas de chance » prend une allure d’épidémie et pourrait concerner à l’avenir une femme sur deux. Le cancer du sein avec lequel et non pas duquel beaucoup de femmes meurent n’a plus de tranche d’âge favorite. Les mères peuvent voir leur fille agoniser sous leurs yeux pendant des années. Il est vrai que des guérisons spontanées existent à tous les stades mais sont encore trop rares statistiquement comparées au nombre de rechutes. Le cancer du sein est devenu chronique aux yeux du monde. Comme la femme y survit pendant des années, le monde commence peut-être même à s’indifférencier. Même si c’est sans cheveux, sans seins, le corps marqué par les effets secondaires des chimiothérapies, la femme à leurs yeux « vit » ! Est-ce vivre que d’expérimenter un tel chemin de croix ? Que d’être plongée dans un tel climat de stress, de douleur physique et psychique durant des années ?

Les corps des femmes ne mentent pas. Ils sont de plus en plus nombreux à porter les blessures d’un principe féminin étouffé, maltraité … Leur corps exprime le désarroi de ce qu’on est devenu incapable d’exprimer, stigmatisé par le patriarcat.

La « tumeur » mammaire n’a pas pour but de tuer les femmes mais de révéler à la famille ce qui est mortellement secret ou occulté dans leur histoire familiale ou personnelle et ainsi changer le cours des choses. Ce fléau ressemble à une malédiction mais une malédiction ( male dicere) n’est rien d’autre que quelque chose qu’on a du mal à dire, quelque chose d’occulté ou qu’on cherche à occulter.

Chacun de nous pourtant sait très bien ce qui le tue dans sa vie actuelle, ce qu’il cherche à occulter. « Tu dis et tu changes, ou tu meurs » nous souffle la malédiction à l’oreille. Pour guérir, il ne s’agit pas de sortir de notre zone de confort, il s’agit ici de plonger dans l’essence même du mal qui tarit le monde entier, apprendre à aimer et à extérioriser le principe féminin. Les hommes comme les femmes sont concernés par ce fait de société.

Mais comment arriver à incarner dans nos comportements des valeurs féminines qui sont reniées et considérées comme inférieures aux yeux de la majorité ? Douceur, tendresse, vulnérabilité, créativité, lenteur, passivité fécondante… ? Comment arriver à ne plus sombrer dans un désir de performance, de rentabilité, de compétition ? Comment quitter la négation du corps pour revenir à son écoute ? Comment aligner ses actions sur la bonté du cœur et mettre l’intellect en veilleuse ?

Il est temps de réaliser que le féminisme n’a rien changé par rapport au principe féminin car les féministes elles-mêmes étaient embrigadées par le patriarcat et méprisaient le féminin tout autant. En tant que femme, elles se sentaient inférieures et doutaient de leur valeur. Leur action soutenue par un tel pouvoir d’intention a manqué de portée.

Il s’agit aujourd’hui de trouver un équilibre, à aimer et à libérer enfin le féminin en nous. À sortir de nos conditionnements intérieurs. Devenir des femmes et des hommes qui courent avec les loups, qui réveillent leur part sauvage, instinctive, intuitive pour se relier au vivant.

Il nécessaire de trouver comment incarner le principe féminin au cœur du nid familial, sentimental, professionnel. De détecter les valeurs et les croyances qui dirigent nos comportements en souterrain et nous conduisent dans une guerre destructrice. C’est à chacun de décrypter avec quel type de lunettes sa généalogie et les évènements qui l’ont secoué lui font voir la vie. Nous pourrons alors enfin arrêter les répétitions et aider notre descendance à en faire autant

Retour indispensable vers le féminin

Selon les sondages 35% des citoyens européens votent pour des changements de valeur et désirent un retour au féminin. Pour eux, c’est dans cette direction que nous devons aller pour améliorer la qualité de nos vies, de nos relations, de notre santé. L’intuition féminine, le Yin, pourtant bien bâillonné au fond de chacun, réussi à percer.

Cette prise de conscience intellectuelle de 35% des Européens n’est malheureusement pas suffisant pour enrayer une situation mondiale cataclysmique. Pour y arriver, chacun se doit d’incarner dans ses habitudes de tous les jours les valeurs du féminin et pour ce faire commencer par les aimer. Chacun se doit d’apprendre à percevoir la profondeur du conditionnement patriarcal présent dans ses comportements au sein de sa famille, de son éducation et de son couple.

Combien d’hommes et de femmes adhèrent non consciemment en permanence aux valeurs patriarcales ou se rebellent en basculant dans un opposé tout aussi massacrant. Les valeurs féminines sont toujours aux oubliettes. Nous nous insurgeons face aux femmes voilées, mais nous, les femmes occidentales, continuons à l’être tout autant qu’elles, notre essence reste voilée.

Nous avons tous, hommes et femmes, une part masculine et une part féminine en nous. Les femmes comme les hommes luttent, se battent, se coupent de ce qu’ils ressentent pour exister socialement et répondre aux normes de la société. La douleur du féminin nié est bien évidement plus douloureux pour la femme puisque qu’elle incarne naturellement le principe féminin et va ainsi à l’encontre de ses besoins biologiques. En cherchant par tous les moyens à incarner les valeurs masculines, elle maltraite son besoin fondamental d’union, de lien, de tendresse, de créativité. Elle se passe une burka invisible.

Les femmes se dévouent corps et âmes à leur profession et ou à leur famille sans savoir s’écouter, sans tenir compte de leurs limites. Elles deviennent des femmes, des filles, des mères ou des épouses sacrifiées, des femmes, des filles, des mères ou des épouses massacrées ou massacrantes. Rares sont celles qui pleurent sur la dureté qu’elles s’infligent et la valeur qu’elles se donnent ne se mesure qu’à leur degré d’autonomie et de performance. Elles cherchent à ne dépendre de personne, ni de leurs parents, ni de leur mari, ni de leurs enfants et si elles n’y arrivent pas, inconsciemment elles se maudissent. Quant à celles qui y arrivent, elles deviennent hyperpuissantes et se croient invulnérables.

Les femmes ne réalisent pas que derrière ce désir de perfection se cache une énorme dévalorisation de leur essence, un besoin d’amour, une insécurité monstre à être femme puisque qu’elles ont été éduquées à se considérer comme inférieures depuis toujours.

Il existe heureusement une poignée d’hommes et de femmes qui s’entraident déjà puissamment dans un processus de renaissance. Chacun d’entre eux sait ô combien changer en profondeur pour raviver l’importance du féminin au sein de leur nid prend du temps et combien changer ensemble au sein d’une même famille est vivifiant.

Voir les choses en face

Le signal du corps est clair. L’apanage du féminin tombe chaque jour un peu plus du buste des femmes. Des millions de seins sont coupés de par le monde.

Pour les hommes comme pour les femmes, revenir vers le féminin, c’est apprendre à s’aimer. S’aimer c’est reconnaître ses manques, ses imperfections fondamentales, c’est s’accepter avec son éventail de défauts et en même temps aller vers le meilleur de soi.

C’est en cela que l’amour guérit un homme et une femme au sein du couple. Il s’agit de faire face à ses blessures, à arrêter de paraître. Ce n’est qu’à cette condition qu’on pourra accepter les imperfections de l’autre. Vulnérabilité et puissance sont indissociables pour marcher ensemble.

C'est à partir de là que les hommes et les femmes pourront commencer à détecter l’origine de leur comportement au sein de leur nid et à fixer un cadre sécurisant à leur descendance. Leur éducation, leur façon d’être au monde ne sera plus empreinte de leur souvenir de souffrances non guéries. Il s’agit de devenir, non de réagir, de répéter ou de faire l’opposé pour combler ses manques affectifs.

Le temps est venu pour les hommes comme pour les femmes d’arrêter de vivre sur des schémas ancestraux du patriarcat. Les femmes sont peut-être devenues des citoyennes à part entière sur le plan professionnel mais sur le plan familial, sentimental et familial, elles restent, tout comme l’homme, sous l’emprise de leur propre généalogie.

Il s’agit pour la femme de sortir du rôle de la Sainte Vierge asexuée et inatteignable, de la Marie-Madeleine putain ou du modèle médiatique de femme hyperpuissante. Il s’agit pour l’homme de l’y aider. Il s’agit pour l’homme et pour la femme de réinventer qui ils sont en fonction de leur lignée et de se libérer pour devenir eux-mêmes, des modèles uniques.

Il revient à l’homme d’aimer l’essence féminine de la femme, de l’accueillir et l’amplifier jusqu’à ce qu’elle arrête d’avoir besoin d’être mise sur un piédestal, sur un trône de mère parfaite, de professionnelle parfaite, d’épouse parfaite, de fille parfaite. Elles arrêteront ainsi d’être de parfaites esclaves et de donner sans compter pour se sentir exister, et espérer ainsi être gardées.

Participant ainsi à la guérison de la femme, l’homme se rendra compte, que ce faisant, il s’est allégé de la colère, de la souffrance et des frustrations multiples de ses ancêtres qui le maintenaient enfermés dans l’ombre de lui-même.

On ne naît pas homme ou femme, on le devient ensemble.

Changer pour le meilleur

Oser s’accorder du temps et s’offrir le meilleur cela s’apprend. Oser s’accorder une passivité réfléchie pour faire le point et laisser sortir une créativité qui nous apprendra comment mieux vivre, cela s’apprend tout autant. Il est difficile au sein d’une société patriarcale de réhabiliter le corps, de le sacrer, de l’écouter au plus profond de ce que la biologie des seins a à nous révéler.

Arriver à s’accorder trois jours de repos éclairé entre mère et fille ou en couple ou séparément, c’est poser un acte psycho-magique qui pourrait bien changer le cours de votre vie et de celle de votre famille. Sacrer le féminin, aller à l’essence de tous vos problèmes, c’est accepter de laisser s’infiltrer l’eau dans le mur qui emprisonne votre être, votre âme.

C’est ce que nous vous invitons à faire dans les eaux chauffées géothermiquement par la Terre Mère. Vous accorder une halte dans les thermes de Montegrotto, dans l’énergie de Venise, ville d’amour et de dolce vita parce que vous le valez bien, parce que l’exemple au sein de votre nid, c’est vous et qu’il est grand temps de comprendre vos seins.

Nous attendons les hommes, les femmes souffrantes, en rémission, désireuses de prévention et de compréhension pour éduquer leur descendance et leur mari. Qu’on se le dise, les thermes de Montegrotto obligent à porter le bonnet de bain et à être vêtu(e). Chaque femme touchée ou en traitement pourra de ce fait faire un pas gigantesque de plus sans se violenter. La prévention et la guérison se vivent ensemble. La sororité, la fraternité nous aidera à ouvrir nos cœurs et à faire une croix sur l’indifférence. Nous deviendrons tous des êtres humains à part entière, porteurs de vie.

Judith Van den Bogaert

 

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