L’impact de l’annonce du diagnostic
Beaucoup de personnes malades ont peur de consulter un médecin par crainte de s’entendre dire un diagnostic, un pronostic et un traitement fortement déplaisant, déprimant, voire même désespérant jusqu’à parfois, pousser au suicide. Pourtant, tout acte de guérison est précédé d’un diagnostic indispensable.
De nombreux médecins, soucieux du bien-être de leurs patients et conscients de l’impact émotionnel d’un diagnostic, choisissent parfois d’adoucir l’annonce ou de la transmettre avec prudence. Par souci d’accompagnement et pour éviter un choc trop brutal, certains préfèrent confier cette mission à un psychologue hospitalier, au médecin traitant ou aux proches du patient, afin d’assurer un soutien émotionnel qui serait plus adapté.
Toutefois, cette approche peut parfois affecter la relation entre le médecin et son patient, en limitant l’espace de dialogue direct et en laissant place à des incompréhensions. Lorsque l’information n’est pas communiquée de manière claire et adaptée, le patient peut se sentir mis à l’écart dans la gestion de sa propre santé. Or, une relation fondée sur la transparence et la confiance est essentielle pour permettre au patient d’aborder son parcours de soins avec sérénité et engagement.
Une relation médecin-patient équilibrée
Comment un patient considéré comme irresponsable par son médecin pourrait-t-il être perçu comme faisant équipe avec ce dernier pour guérir ?
Dans de telles situations, le patient risque de se sentir infantilisé et projeté inconsciemment dans un rapport à l’autorité qu’il a pu ressentir durant l’enfance avec tout ce que cela réactualise comme traumatismes non gérés dans la relation qu’il avait avec ses parents.
Par ailleurs, une communication trop édulcorée ou incomplète peut priver le patient des éléments nécessaires pour comprendre pleinement les enjeux de son traitement et y adhérer ou pas en toute connaissance de cause. Une information claire et adaptée lui permet d’évaluer, avec l’accompagnement de son médecin, les bénéfices attendus ainsi que les effets secondaires potentiels des traitements proposés. Cette transparence est essentielle pour que le patient puisse s’engager sereinement dans son parcours de soins et faire des choix éclairés sur ce qu’il décide pour lui-même en accord avec ses besoins et ses valeurs.
L’usage des médecines complémentaires et la relation avec les médecins
Beaucoup de personnes malades qui, habituellement ou occasionnellement, ont recours à l’une ou l’autre médecine complémentaire, ont souvent des réticences à en parler à leur médecin traitant et encore plus à leurs médecins spécialistes.
Certains patients hésitent à évoquer avec leur médecin l’usage de pratiques complémentaires, par crainte d’un manque de disponibilité ou d’un accueil réservé. Il peut arriver que des médecins, par méconnaissance ou par prudence face à des approches non validées en médecine moderne, vis-à-vis desquelles il nourrit des aprioris ou des réserves défavorables à leur sujet sans les avoir examinées posément. Ce contexte peut amener certains patients à ne pas partager pleinement leur démarche de soin, alors qu’un échange ouvert et bienveillant pourrait leur permettre de bénéficier d’un accompagnement global et éclairé.
Bien évidemment, dans la majorité des cas, ces manques de respect et de considération vécus par les personnes malades incitent à conserver le silence ou à aller à l’encontre de leur ressenti et à se priver d’une coopération de soins grâce auxquelles ils pourraient être acteurs actifs de leur santé.
Cette attitude est malheureusement regrettable car elle sous-entend que certains médecins classiques n’arrivent, de prime abord, pas à entendre leur patient, à vérifier et à encourager leur patient à poursuivre les nouvelles approches qu’il a découvertes si celles-ci l’aident à reprendre judicieusement le chemin de la santé.
Pourquoi certains patients n’osent-ils pas parler ?
Il serait également intéressant pour le patient de s’interroger sur les raisons de cette retenue : perçoit-il une fermeture de la part de son médecin ou craint-il de ne pas être entendu ? Son propre ressenti influence-t-il son choix de se taire ? Une meilleure communication, fondée sur l’écoute et le respect mutuel, pourrait permettre dans tous les cas d’instaurer une relation de confiance, essentielle à un suivi médical optimal.
Témoigner de sa guérison : une démarche difficile
Certaines personnes qui ont réussi à guérir spontanément, en conscience ou non, peuvent éprouver une crainte de parler à leurs médecins, ou même à leurs proches, de ce qu’elles ont suivi comme approches en coopération.
En effet, à l’ère de la physique et de la thérapie quantiques naissantes, l’acte reste laborieux pour ces personnes en rémission ou guéries de témoigner de leurs parcours à ceux qui sont encore installés dans leur carte cartésiennement limitée du monde et ce souvent, à nouveau par manque de confiance, par peur de faire face à leur fermeture, d’être rejetées ou de ne pas être crues.
L’importance du ressenti du patient
Vivre la maladie est une expérience profondément personnelle, dont les implications émotionnelles et existentielles varient d’un individu à l’autre. Si les professionnels de santé apportent leur expertise médicale et l’entourage son soutien, le ressenti intime du patient face à son parcours reste unique et singulier. Ne se doit-il pas d’être entendu par les bien-portants ?
Lorsqu’un patient reçoit un diagnostic difficile à gérer et qu’il traverse un processus lourd de soin au pronostic bien sombre, il peut être confronté à diverses réactions de son entourage et de son équipe soignante qui le voient condamné. Partager son expérience de la maladie et du rétablissement est un processus personnel, et le témoignage direct d’un tel patient peut avoir une résonance particulière, être complémentaire à l’analyse médicale et permettre à chacun de changer de regard, voire de s’ouvrir l’esprit.
Chaque point de vue – celui du patient comme celui des professionnels de santé – apporte un éclairage précieux dans la compréhension du parcours de soin, dans la manière de le prescrire, de le vivre ou de l’accompagner.
Témoigner pour inspirer les autres
Il est donc du devoir de chaque personne ayant su se guérir, de témoigner de leur expérience de parcours. Ils peuvent inspirer ou montrer la voie à ceux qui manquent de foi en eux-mêmes, ils peuvent partager qu’en cheminant avec l’intelligence de vie, en s’ouvrant avec discernement à d’autres connaissances et compétences appropriées, ce qui est vu comme impossible par certains peut devenir possible !
Et si c’est déjà possible pour d’autres, pourquoi ne pas étudier leurs stratégies de réussite, pour mieux les comprendre et les reproduire ? Développer, acquérir et appliquer les compétences exemplaires dont ils ont fait preuve pourrait aider à ce que cette belle happy end devienne possible pour d’autres et ce pour le plus grand bonheur de l’ensemble des acteurs de santé et des proches.
Écrit par Dr Eduard Van den Bogaert et Judith Van den Bogaert
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